Le Dossier Pharmaceutique (DP) est un outil professionnel des pharmaciens d'officine qui sécurise la dispensation des médicaments lorsque le patient s’approvisionne dans plusieurs pharmacies.
En décidant la création d’un DP à son nom, le patient permet au pharmacien chez qui il se rend de connaître l’ensemble des médicaments (prescrits ou non) qui lui ont été délivrés au cours des
quatre derniers mois dans n’importe quelle officine de France équipée pour le DP.
Et cela grâce à la carte Vitale du patient. Le DP n’est donc consultable qu’en présence du patient.
Il disparaît de l’écran de la pharmacie quand le patient repart avec sa carte Vitale.
Le DP offre une vue d’ensemble qui permet au pharmacien de :
- déceler les risques de redondances ou d'interactions indésirables entre des médicaments ;
- améliorer ainsi son conseil ;
- faciliter le suivi thérapeutique.
À terme, il permettra aussi :
- d'alimenter le volet médicaments du futur Dossier Médical Personnel (DMP) ;
- de faciliter l’information et l'action immédiate des pharmaciens en cas de retrait d'un lot de
médicaments ou d'une autre alerte diffusée par les Autorités de santé.
Le DP comporte uniquement l'identification du patient et de ses médicaments.
Il ne mentionne ni le prix de ces derniers, ni les médecins qui les ont éventuellement prescrits, ni
les pharmaciens qui les ont dispensés.
Enfin, seuls les pharmaciens d'officine et les professionnels habilités par la loi à les seconder y ont
accès.
le Dossier Pharmaceutique: information du 24 Novembre 2008
4 533 officines sont raccordées au DP, 619 884 DP ont été créés.
La région du Limousin est la première à avoir dépassé le cap des 30% d’officines raccordées.
En Guyane, une première pharmacie vient d’être raccordée : le DP est maintenant présent dans tous les départements.
2 Universités sont déjà équipées du DP : celles de Lille et de Nancy.
le 24 Novembre 2008, 533 officines sont raccordées au DP, 619 884 DP ont été créés.
La région du Limousin est la première à avoir dépassé le cap des 30% d’officines raccordées,
En Guyane, une première pharmacie vient d’être raccordée : le DP est maintenant présent dans tous les départements.
2 Universités sont déjà équipées du DP : celles de Lille et de Nancy.
Le 6 novembre 2008 a eu lieu, lors de la Journée de l’Ordre, un séminaire destiné aux référents DP. Les thèmes abordés lors de cette rencontre portaient notamment sur la gouvernance, l’état du déploiement et les résultats des études relatives à l’évaluation de l’utilité du DP, l’activité des officines et enfin les résultats de l'enquête sur les pharmacies à usage intérieur (PUI). Elle s’est terminée par un temps de questions/réponses durant lequel les référents DP ont pu exprimer leurs interrogations et échanger sur leurs expériences.
Le DMP devait comporter les pathologies, les traitements, les actes de radiographies, scanners, analyses, …, et être consultable par tous les professionnels de santé habilités et munis de leur CPS. En 2007, au vu des écueils auxquels il s'est heurté, le projet DMP a été ajourné sine die, pour refonte totale.L'Ordre des Pharmaciens a conçu le projet le DP pour lutter contre la iatrogénie (interaction mortelle entre 2 médicaments). Le principe est le suivant :
le pharmacien fait un accès sécurisé par sa CPS au site de stockage des DP
il vérifie l'existence d'un DP pour ce patient : s'il n'existe pas, il lui propose de le créer.
si le patient accepte, les produits précédemment inscrits lui sont remontés, les produits de cette ordonnance seront inscrits sur son DP, et le logiciel testera les interactions inter ordonnances sur tous les produits
L'autre but du DP est de contrebalancer l'annonce faite que les grandes surfaces pourraient vendre des produits pharmaceutiques (OTC). Les grandes surfaces ne possédant pas de CPS, la pharmacie était la seule à même de répondre au souci de conseil et de sécurité, que tout patient est à même d'attendre.
Aujourd'hui en phase expérimentale dans 6 départements (5 logiciels agréés, 330 officines raccordées, 150000 DP créés), le DP attend aujourd'hui son décret d'application définitif, qui rendra son usage obligatoire, ce qui nécessitera l'agrément de tous les logiciels d'officine.






