Les syndicats officinaux craignent qu'un bon nombre de structures ne parviennent pas à surmonter ce changement et demandent à ce que cette loi soit effective pour la profession à partir de 2012 seulement. Une dérogation qu'ils sont en droit de demander selon le texte de loi. D'autre part, un accord peut être passé entre les officines et leurs fournisseurs. Fournisseurs qui, compréhensifs, trouvent tout à fait légitime que les officines bénéficient d'un délai supérieur à 60 jours, au regard des dépenses que celles-ci sont contraintes d'effectuer notamment en produits parapharmaceutiques non remboursés.
40% des officines mettent en général 50 à 80 jours pour régler leurs fournisseurs, 16% d'entre elles sont en difficulté et 12% mettrait plus de 80 jours avant de pouvoir payer. Certains syndicats craignent, par ailleurs, que cette loi n'accélère à terme la chute de près de 4000 officines.
Il est prévu que la loi de modernisation de l'économie entre en vigueur au 1er janvier prochain, les officinaux ont jusqu'au mois de mars prochain pour trouver un accord avec les fournisseurs. D'ici là, la profession a tout intérêt à se concerter avec les différents acteurs en jeu afin de trouver un terrain d'entente rapidement.














