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Source=Quotipharm.com - le site du Quotidien du Pharmacien
Date plublication 23-11-2011
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" Une journée presque parfaite"
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Mises bout à bout, l’ensemble des mesures présentées par le ministre de la Santé ressemblent enfin au grand plan Pharmacie que tous les officinaux attendent avec impatience depuis trop longtemps : quorum porté à 4 500 habitants pour une deuxième officine, gel des licences après regroupement passé de 5 à 12 ans ou rachat de licence en accord avec l’Agence régionale de santé constituent une pierre de l’édifice. On pourra encore y trouver à redire : quid des décrets sur la préparation des doses à administrer ? Quid des décrets sur les SPF-PL, pourtant cruciaux ?
Quid, enfin, de ces 200 millions d’euros que nous réclamons depuis maintenant deux ans à titre de sauvetage pour le réseau ? Mais, concernant notre avenir, l’essentiel est bien là. La dynamique qui porte l’officine vers les nouvelles missions se situe au-delà des clivages politiques. Rien ne viendra l’enrayer. À l’Assemblée nationale, c’est l’ensemble des députés, droite et gauche réunis, qui ont voté pour la réforme de la profession. Voilà tout le paradoxe : les pharmaciens ont gagné dans la durée mais les pharmaciens doivent encore conquérir le présent pour permettre à tous de profiter de jours plus sereins au service des patients.
" La dynamique des nouvelles missions va au-delà des clivages politiques. "
Au retour de ce congrès réussi à Bordeaux, je pensais finir cet éditorial sur une note d’espoir, mais l’actualité en a malheureusement décidé autrement. Tous ces signaux positifs rendent d’autant plus amère la nouvelle de cet amendement sur les appels d’offres discuté dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale. Une tentative incompréhensible de déstabilisation du marché des génériques. La France a toujours fait le choix avant-gardiste de confier aux pharmaciens les clefs de la substitution. Cette confiance, nous l’avons honorée en générant des économies considérables pour l’Assurance maladie. Plus d’un milliard d’euros, rien qu’en 2010, dois-je le rappeler. Or confier la responsabilité d’une molécule à un seul génériqueur, même à titre expérimental, même sur un nombre de classes thérapeutiques limitées, c’est déjà écarter le pharmacien du générique. La FSPF ne supportera pas une telle situation et nous considérerons toute initiative en ce sens comme un casus belli avec la profession. Après tous ces efforts, ne serait-il pas dommage d’en arriver là ?
Philippe Gaertner Président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France
site http://www.fspf.fr/
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